« Le droit est une science qui a aussi le droit à sa fête ! »

3 questions à Jean-Michel Jude, vice-président de la Conférence des doyens des facultés de droit et de sciences politiques

La 5 e édition de la fête du droit, organisée par la Conférence des doyens de droit et de science politique (CDDSP), en partenariat avec LexisNexis, aura lieu du 9 au 13 mars 2020 dans toute la France. Jean-Michel Jude, co-organisateur de la fête du droit en qualité de vice-président de la Conférence des doyens, nous présente cette nouvelle édition.

 

Pourquoi avoir cette année choisi le thème « Voyage et droit » ?

« Pour l’enfant, amoureux des cartes et d’estampes, l’uni­vers est égal à son vaste ap­pétit » disait Charles Beaude­laire dans le Voyage (Les fl eurs du mal). Pour les juristes que nous sommes, avides de décou­vertes et amoureux des thèmes qui évoquent le plaisir, celui du voyage s’est imposé. Après l’hu­mour, la musique, la gastrono­mie et le sport, ce sujet évoque l’exotisme, le dépaysement, l’envie de parcourir le monde, l’oisiveté aussi, et pour le ju­riste se posent aussi inévitable­ment d’innombrables questions de droit. Partir en France ou à l’étranger, en vacances ou dans le cadre de son travail, suscite d’innombrables difficultés juri­diques. Au-delà des problèmes traditionnels qui se posent en droit du tourisme - droit d’ail­leurs encore trop peu connu de nos étudiants -, en droit de la consommation ou encore en droit des assurances voyageurs, l’actualité nous montre qu’un tel choix s’avère opportun, que ce soient la faillite internationale du groupe Thomas Cook ou les liquidations judiciaires natio­nales des compagnies aériennes XLairways et Aigleazur, que ce soient les enjeux juridiques liés aux plateformes comme AirBnB ou à l’übérisation des trans­ports ou encore les diffi cultés actuelles liées à l’épidémie de Coronavirus et toutes les consé­quences juridiques liées aux annulations, reports, rapatrie­ments, sans négliger des consi­dérations de droit public avec les questions de libre circula­tion des individus... L’univers du voyage peut combler notre « vaste appétit » de juristes ! Ce sera l’occasion de nombreuses conférences fort intéressantes sur ces divers sujets.

 

Plusieurs villes fêteront le droit cette année. À quels événements le public est-ilinvité à assister ?

Le choix est vaste : Douai (confé­rence sur la faillite de Thomas Cook, table ronde sur la mobi­lité erasmus), Lille (conférence sur comment le droit peut per­mettre de devenir globetrotteur et table ronde avec étudiants étrangers), Reims (conférence : Franchissons les frontières ter­restres numériques et tempo­relles), Nantes (concours d’élo­quence) et Sorbonne Paris Nord (Meilleur discours), mais aussi La Martinique (diffusion d’un do­cumentaire sur l’écotourisme, table ronde sur les migrations, concours culinaire, discussion sur les mobilités d’études), Le Havre (forum des métiers du droit avec des témoignages de professionnels spécialisés en droit du tourisme, et exposé par les étudiants sur les droits des passagers dans les règlements européens), Amiens (concours culinaires autour du voyage et conférences), Lyon 2 (grand quizz et témoignages d’étu­diants erasmus), Toulon (salon du livre juridique avec à l’hon­neur François Molins, confé­rences et concours) ...

Et bien évidemment Bordeaux qui organise une semaine en­tière de manifestations (confé­rences, procès fictifs, rallye pho­tos dans le ville), semaine qui va se conclure par un Gala parrainé par Philippe Gloaguen, direc­teur cofondateur du guide du Routard. L’éclairage de notre illustre parrain sur les multiples questions juridiques qu’il a pu rencontrer en sa qualité de voyageur averti mais qu’il ren­contre également toujours en sa qualité d’éditeur va s’avérer fort passionnant. Ce gala sera aussi l’occasion de confron­ter les meilleurs étudiants des concours d’éloquence de l’en­semble de nos facultés qui en­voient chacune un candidat. En­fin, nous organisons un concours photo sur le thème : « Ton code voyage » ouvert aux étudiants et au personnel des facultés, ain­si qu’un autre concours récom­pensant des voyages d’études juridiques. Toutes les facultés de métropole et d’outre-mer par­ticipent à ces concours ! Donc tous les étudiants et tous les personnels des universités peuvent encore se mobiliser pour envoyer leurs photos ou leurs projets de voyage à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

 

La fête du droit a 5 ans ! Quel bilan faites-vous de ces 5 premières années ?

On peut se réjouir du bilan avec des parrains prestigieux qui ont répondu au rendez-vous comme les rappeurs Big Flo et Oli, l’hu­moriste Caroline Vigneaux, le rugbyman Philip Fitgerald, l’in­venteur de la gastronomie mo­léculaire Hervé This et Joseph Vila Meilleur ouvrier de France, et donc aussi Phillipe Gloaguen pour cette 5 e édition. En dépit de l’insuffisance chronique des moyens financiers et humains, les facultés de droit se mobi­lisent pour créer des manifesta­tions sérieuses et ludiques pour les étudiants afi n de parler du droit autrement. On soulignera que la fête du droit a d’ail­leurs fait des émules comme « La nuit du droit » organisée par le Conseil constitutionnel et à laquelle les facultés par­ticipent également ou encore le « Marathon du droit » orga­nisé par notre collègue et ami le professeur Mathieu Touzeil­Divina. Ces évènements ont la même philosophie : parler de droit autrement sous un angle décalé. La difficulté est de se renouveler chaque année et de mobiliser les troupes pour éviter l’essouffl ement, mais l’on peut compter sur le dévouement des doyens qui, en dépit de leurs charges, savent toujours mobi­liser nos collègues enseignants-chercheurs et nos étudiants en droit qui restent les acteurs prin­cipaux de cette fête. C’est l’oc­casion de souder les équipes et d’avoir des rapports convi­viaux avec nos jeunes autour de concours divers et variés et de conférences interactives.

Le droit est une science qui a aussi le droit à sa fête !... On a encore de nombreux projets pour grandir et faire parler de nous dans le paysage univer­sitaire et scientifi que. La créa­tion récente de la Fondation Jus & Politia pour les Facultés de droit et de sciences poli­tiques abritée par l’Académie des sciences morales et poli­tiques devrait être une belle op­portunité pour monter en puis­sance les éditions suivantes et améliorer encore notre visibilité et notoriété. Quant au soutien de LexisNexis depuis le début de l’aventure, il a été et reste­ra primordial dans cette belle aventure festive.

Propos recueillis par Elise Fils

 


 

 Un beau succès pour la Fête du droit 2019

Le gala national de clôture de la 4e édtion de la Fête du droit s'est déroulée sur le campus de Jacob-Bellecombette. Ce fut également l'occasion d'organiser des tables rondes et des manifestations sportives.

La 4e édition de la fête du droit, organisée par la Conférence des doyens «droit sciences politiques» (CDDSP), avec le soutien du ministère de l'Enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation et du Conseil national du droit, et parrainée par de nombreux éditeurs juridiques, s'est déroulée du 18 au 23 mars dans toute la France. Cette édition avait pour thème «le sport et le droit».
Cette année, la faculté de droit de l'Université Savoie Mont Blanc (USMB) a été choisie pour accueillir le gala national de clôture, le vendredi 22 mars, sur le campus de Jacob-Bellecombette.
Ce gala a réuni étudiants, personnels administratifs et enseignants de la faculté de droit de l'USMB et de nombreux étudiants, doyens ou représentants des facultés de droit, en provenance de toute la France.
La manifestation était parrainée par Maître Philip Fitzgerald, ancien joueur de rugby du RC Toulon et international écossais, docteur en droit et aujourd'hui avocat au barreau de Toulon. Nul doute que ce champion, qui a su mener de front engagement sportif et études de très haut niveau, a inspiré les étudiants présents.
Ce fut aussi l'occasion de mettre les sports de montagne à l'honneur et plus généralement d'apporter un éclairage sur les enjeux juridiques liés à la pratique et à la gouvernance dans le sport. Deux tables rondes ont ainsi été organisées sur ces thématiques: «escalade, encadrement et responsabilités des sports de montagne» et «le droit, régulateur des dé-rives du sport». Grâce au soutien très actif du service des sports de l'USMB, de nombreuses manifestations sportives ont également été proposées.
-Course d'orientation, avec des questions de droit à chaque balise, dont les gagnants ont été récompensés par la Conférence des doyens et LexisNexis ;
-Atelier d'escalade, pendant la première table ronde organisée de façon très originale au pied du mur dans le gymnase;
-Initiation/démonstration yoga mindfulness;
-Initiation/démonstration aux tech-niques d'aisance corporelle;
-Démonstration de futsal féminin.
Des sujets sur le sport et le droit ont enfin été proposés aux candidats du concours d'éloquence, opposant les meilleurs rhétoriciens de chaque Faculté de droit. La faculté de droit de l'USMB tient à saluer l'investisse-ment de l'association étudiante Jurisentreprise dans les préparatifs et l'animation de ce grand concours. Cette expérience restera inoubliable pour tous les candidats et le public.
Les vainqueurs de cette grande finale du gala de clôture, Sonia Ramain et Juliette Triquet (Paris Saclay), deux talents exceptionnels pour une plaidoirie unique; Justine Michels (Paris Descartes) et Lea Bussard (Lyon 2) ont été récompensés par la Conférence des doyens et un prix leur a été offert par l'éditeur LexisNexis.
Cette journée festive s'est achevée par un concert de Bazaar Nomad, groupe de musiciens talentueux de l'association Crescendo, animant le cocktail de clôture..

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Sports - « 2024, cinq années, c'est le strict minimum pour former nos futurs athlètes du droit » . - 3 questions à Jean-Michel Jude, co-organisateur de la fête du droit en qualité de vice-président de la Conférence des doyens des facultés de droit et de sciences politiques  - Veille

Document: La Semaine Juridique Edition Générale n° 11, 18 Mars 2019, 292

La Semaine Juridique Edition Générale n° 11, 18 Mars 2019, 292

« 2024, cinq années, c'est le strict minimum pour former nos futurs athlètes du droit » . - 3 questions à Jean-Michel Jude, co-organisateur de la fête du droit en qualité de vice-président de la Conférence des doyens des facultés de droit et de sciences politiques

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La 4e édition de la fête du droit, organisée par la Conférence des doyens, avec le soutien du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche et du Conseil national du droit et en partenariat avec LexisNexis, aura lieu du 18 au 22 mars dans toute la France et aura pour thème « Le sport et le droit ». Le gala de clôture se tiendra cette année à Chambéry où les sports de montagne et leurs enjeux juridiques seront mis à l'honneur. Échange avec Jean-Michel Jude.

2019 porte la 4e édition de la fête du droit. Le fil rouge des conférences et autres manifestations s'attache cette année au sport et au droit. Une façon de se préparer au JO de 2024 ?

Pour devenir juristes, la préparation est longue : il faut de l'endurance, les entraînements sont intensifs et les efforts à fournir considérables pour réussir les différentes épreuves auxquels ils seront confrontés ! Cinq années, c'est le strict minimum pour former nos futurs athlètes du droit. Les nouveaux bacheliers seront donc tout juste prêts pour 2024... Toutefois si le droit est une très belle discipline, c'est le break dance qui a reçu les faveurs du Comité d'organisation des JO à la surprise générale. Plus sérieusement, le sport est apparu comme un thème fédérateur ; et après celui de la gastronomie, c'était l'occasion de se nourrir l'esprit avec au menu une matière enseignée seulement dans certaines facultés alors qu'elle suscite une forte activité de recherche, comme le démontre la création récente d'un pôle de droit du sport à la Sorbonne (V. JCP G 2019, prat. 293, Entretien avec T. Clay). C'est aussi une volonté de montrer au grand public la richesse du droit et son omniprésence. Les fans du PSG comme ceux de l'OM, tout comme les amateurs d'athlétisme ou de vélo ont tous entendu parler des règlements des fédérations, des recours devant les instances, des dispositifs de lutte antidopage assortis de sanctions, des contrats et des responsabilités (la bataille entre les clubs de Nantes et de Cardiff au sujet du joueur argentin Sala décédé dans un accident d'avion en est une triste illustration)… Pas de compétitions sportives sans règles juridiques, et pas de JO sans droit pour en revenir à votre question !

Le dynamisme de la communauté des juristes n'est plus à démontrer. Quel(s) rôle(s) jouent plus particulièrement les étudiants pour cet événement ?

Les étudiants sont au cœur du dispositif. C'est l'occasion pour eux de s'instruire par des conférences sur des thèmes qui sortent du cadre habituel des cours magistraux, mais aussi d'être les acteurs de cette fête par le biais de leurs associations et BDE ou dans le cadre de projets tuteurés qui s'insèrent dans leur cursus. Ainsi au Havre, ce sont des étudiants du master de droit international des affaires qui présenteront le fonctionnement et les particularités de l'arbitrage international en droit du sport et qui seront confrontés aux questions de leur auditoire. C'est très formateur ! Par ailleurs, de nombreuses manifestations sportives sont également organisées comme des courses d'orientations sur certains campus avec des questions de droit à chaque balise (Paris XIII, Bordeaux, Cergy, Lyon 2) ou des compétitions d'e-sport (Dijon, Paris Descartes par ex.). Des sujets sur le sport sont aussi proposés dans les concours d'éloquence auxquels les étudiants participent pour présélectionner les meilleurs de chaque faculté afin qu'ils puissent s'affronter lors de la grande finale du Gala de clôture qui aura lieu cette année à Chambéry. La fête du droit a toujours eu vocation à se dérouler partout en France. Seule la finale est localisée en un lieu davantage médiatisé afin notamment de démontrer que toutes les facultés œuvrent avec efficacité, quelle que soit leur taille ou leurs spécialités juridiques. Le choix de Chambéry démontre cette volonté de la Conférence des doyens de ne pas cantonner cette fête à la seule capitale mais de toucher les étudiants dans tous les territoires, idée qui a d'ailleurs été dupliquée par le Conseil constitutionnel avec la nuit du droit. Ce sera aussi l'occasion de mettre à l'honneur les sports de montagne et les enjeux juridiques spécifiques qui y sont attachés, ainsi que des champions qui parallèlement aux entraînements et compétitions ont su combiner leurs études, comme notre parrain Philip Fitzgerald, rugbyman-docteur-avocat.

Quelles sont les qualités attendues de l'étudiant pour le concours d'éloquence ?

Les étudiants qui participeront au concours lors du gala de clôture ont d'ores et déjà été choisis par les doyens des facultés lors de concours locaux. Ils présentent dès lors inévitablement toutes les qualités requises pour représenter leur ville universitaire : une diction parfaite, un bon phrasé, des formules percutantes avec un discours concis ne devant pas dépasser cinq minutes sur un sujet libre relatif au droit et au sport. Sur les étudiants ainsi présélectionnés, une phase éliminatoire aura lieu pour ne retenir que les six meilleurs autorisés à faire leur prestation en public lors de la cérémonie. Le niveau sera donc fort élevé puisqu'il s'agira du haut du classement ! LexisNexis et la Conférence des doyens récompenseront les premiers, mais les autres n'auront pas tout perdu puisqu'ils profiteront d'une expérience inoubliable en se confrontant à d'autres champions de l'éloquence tout en profitant des manifestations organisées sur place par l'Université Savoie Mont Blanc. La compétition sera sportive : concentration, souffle, vivacité de l'esprit et gestuelle parfaite jusqu'à l'arrivée…

Propos recueillis par Hélène Béranger

© LexisNexis SA

 

 

Dalloz-actu-etudiant.fr

Vive la fête du droit !

Pour la troisième édition de la fête du droit qui se tiendra du 19 au 23 mars 2018 partout en France, les éditions Dalloz sont partenaires de l’évènement et Dalloz Actu Étudiant a choisi d’interviewer Véronique Nicolas, professeur de droit privé à l’université de Nantes, coorganisatrice de la manifestation.

 

Qu’est-ce que la fête du droit ?

La fête du droit présente l’actualité juridique sur un ton tout à la fois sérieux mais aussi détendu, en termes simples et compréhensibles, non sans esprit caustique, clins d’œil et sympathiques surprises. 

Cette manifestation juridique ancrée la troisième semaine de mars permet – au plan universitaire – de rappeler que la matière est celle qui rassemble, en France, 16 % de la totalité des étudiants, soit la plus forte catégorie d’étudiants. Nul doute que nos universités sauront en tenir compte. 

La troisième fête du droit se prépare avec délectation. Pas seulement parce que, cette année, le thème est « droit et gastronomie » mais en raison des programmes alléchants proposés par les nombreuses facultés de droit qui, à nouveau cette année, souhaitent y intervenir de manière très active.

C’est donc l'occasion de mettre à l'honneur cette force française en matière culinaire et de souligner les magnifiques talents que l’on sait. Après Caroline Vigneaux que l’on ne présente plus, « Big Flo et Oli » réalise également une carrière éclair comme en témoigne encore – s’il était besoin – leur superbe récompense aux récentes Victoires de la musique. 

Quels sont les participants de la fête du droit ?

Le mouvement s'amplifie en seulement trois ans, ainsi qu’il avait été espéré. La conférence des doyens, sa présidente Sandrine Clavel et nous-mêmes voyons donc nos efforts en large part récompensés. 

De nombreuses facultés de droit viennent s’ajouter aux toutes premières. Sans prétendre à l’exhaustivité : Amiens, Angers, Bordeaux, Chambéry et Grenoble, Mayotte, Paris XIII, Poitiers, Strasbourg, Toulouse, Valenciennes, etc...sans compter les fidèles : Cergy, Dijon, Le Havre, Lyon, Metz, Nantes, Paris V, Paris XI (Sceaux) avec Saint-Quentin, Paris XIII, Toulon, Tours, etc…

Partout en France se tiendront des lieux de dégustations (Le Havre), d’échanges avec de grands chefs (Bordeaux, Lyon, etc…..) mais aussi des salons du livre gastronomique (Toulon, etc…), des concours de pâtisseries ou recettes (Le Havre), des concours d’éloquence ou discours autour du thème de la gastronomie (Angers, Grenoble, Metz, Paris XIII, Poitiers, Sceaux, des procès préparés à partir de denrées alimentaires, avec des galas associant des humoristes gastronomiques…  

Quel est l’objectif poursuivi par la fête du droit ?

Après l'humour et la musique, c’est une autre caractéristique de l’art de vivre à la française que les doyens de nombreuses facultés de droit ont souhaité décliner pour également démontrer – s’il était besoin - la variété des domaines dans lesquels le droit est présent. Loin d’être une matière poussiéreuse, obsolète, purement technique – du moins si le législateur y veille, il apparait tout au contraire au cœur des problématiques actuelles. Que l’on songe à la sécurité alimentaire, à la protection de la nature et de ses richesses ou encore à l’étendue du champ d’application du droit de la propriété artistique. Il s’agit de l’un des objectifs de la fête du droit d’attester certes de la modernité de la matière mais aussi de son dynamisme au travers de sa capacité créatrice. 

L’époque où l’on reprochait aux juristes de ne savoir que dire non est plus que révolue. Le droit est là pour aider à l’innovation, guider la création, faciliter la recherche, ce que le grand public mésestime sans doute en raison d’une trop forte discrétion sur ce plan pendant des décennies de ses acteurs eux-mêmes.

Le droit est une science et a droit aussi à faire savourer à tous sa fête…..

 

Lextenso étudiant : Lancement de la fête du droit

[Partenariat] J-5 avant le lancement de la Fête du droit !

La deuxième édition de la Fête du Droit se déroulera du 12 au 17 mars 2017, sous le parrainage de Jack Lang, ancien ministre de la culture et actuel président de l'institut du monde arabe. Cet événement d'envergure nationale, ayant pour objectif de fédérer les communautés de juristes et valoriser les initiatives étudiantes, aura pour thématique cette année : « la musique et le droit ».

Près de 20 facultés de droit organiseront des manifestations (concours de piano, de plaidoirie et d'éloquence, salon du livre, colloques...) à destination des étudiants, des professionnels et du grand public autour de ce thème.
Pour l'occasion, un concours de musique (Rap et Slam), basé sur le thème de la liberté d'expression a été mis en place. La règle est simple. « Le candidat devra réaliser et enregistrer une création de type rap ou slam, originale dans son instrumentation, son flow et ses paroles » avec une condition de fond : le texte de cette réalisation devra impérativement traiter de la liberté d’expression.

Les lauréats de chaque université participante seront conviés à Paris le 17 mars pour la grande finale qui se déroulera à l'université Paris V (Malakoff) en présence des rappeurs Bigflo et Oli.
Alors, chers étudiants, il est temps de faire parler votre créativité ! 

Retrouvez l’ensemble des manifestations sur le site officiel de la Fête du droit ou sur Twitter #fetedudroit.

 

 

Jean-Michel JUDE, enseignant et co-organisateur de la Fête du droit pour la Conférence des doyens, nous présente cet événement. « Le droit est une science qui a aussi le droit à sa fête » !

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